Début juin 2004, Noël Mamère mariait Stéphane et Bertrand. Depuis, le mariage homosexuel et l'homoparentalité se retrouve au coeur de l'actualité. Pour ou contre ? Chacun semble aujourd'hui dans l'obligation de donner son avis. Quelques éléments de réflexion.
Après la Hollande, la Belgique et l'Espagne, la France franchira-t-elle le pas du mariage homosexuel ? Quelques semaines avant la gay pride, les sondages sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité se succèdent.
Les politiques s'invitent au bal...
Noël Mamère célébrait le 5 juin 2004 le premier mariage homosexuel. Dans sa petite mairie, Stéphane et Bertrand se disaient "oui" alors qu'à l'extérieur, partisans et opposants s'envoyaient plus de mots fleuris que de poignées de riz. Le 15 juin de la même année, Dominique de Villepin, alors ministre de l'intérieur suspendait l'élu écologiste de ses fonctions de maire pour un mois. Finalement, le mariage sera invalidé mais cette initiative aura eu le mérite de soulever le débat, amenant les politiques à se positionner "Pour" ou "Contre".
Le projet socialiste adopté en juin 2006 par les militants s'engage à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples homosexuels en 2007. Même Ségolène Royal, longtemps réticente, se déclare prête à appliquer les engagements de son parti.
Le ministre de la jeunesse et des ports, Jean-François Lamour se déclare favorable au mariage gay. Mais c'est le premier membre du gouvernement à prendre une telle position. Côté UMP, la balance pencherait plutôt pour une opposition à ces mesures, si l'on en juge par le nombre de signataires de la majorité pour le "Manifeste pour le droit fondamental de l'enfant a être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère" lancé par le député Jean-Marc Nesmes. Tout au plus, le gouvernement s'accorde pour une "amélioration du PACS"...
Les termes du débat
Au-delà du cafouillage politique, des recours juridiques, le véritable enjeu de société n'est que rarement abordé. La publication de plusieurs sondages en France montrent que les avis sont partagés. Outre les a priori homophobes, les arguments des "contre" sont nombreux :
L'argument juridique : le mariage est dans son principe l'union d'un homme et d'une femme ;
L'argument religieux : le Pape a réaffirmé récemment sa condamnation du mariage homosexuel face aux projets du gouvernement socialiste espagnol ;
L'argument du faux débat : "Il ne s'agit pas d'une vraie demande des homosexuels"... Dès 1991, les associations homosexuelles demandaient pourtant "l'égalité sur les droits liés au mariage et au concubinage hétérosexuel" dans leur premier livre blanc ;
L'argument faussement rebelle : "Pourquoi les homos iraient-ils s'embêter avec une institution aussi ringarde ?"... Rarement issues des associations, ces déclarations confortent la vision de l'homo sexuellement hyperactif et éternellement anti-conformiste... bref d'une personne différente. Si le mariage est ringard, pourquoi ne pas laisser chaque couple homosexuel ou non en décider ? La véritable égalité ne passe-t-elle pas par le libre choix ?
L'argument de l'homoparentalité : derrière la légalisation du mariage se dessine un autre débat : celui de l'adoption d'enfants par des parents homosexuels. Un tel bouleversement de nos repères va au-delà de l'évolution des symboles.
texte pris
ici
Après la Hollande, la Belgique et l'Espagne, la France franchira-t-elle le pas du mariage homosexuel ? Quelques semaines avant la gay pride, les sondages sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité se succèdent.
Les politiques s'invitent au bal...
Noël Mamère célébrait le 5 juin 2004 le premier mariage homosexuel. Dans sa petite mairie, Stéphane et Bertrand se disaient "oui" alors qu'à l'extérieur, partisans et opposants s'envoyaient plus de mots fleuris que de poignées de riz. Le 15 juin de la même année, Dominique de Villepin, alors ministre de l'intérieur suspendait l'élu écologiste de ses fonctions de maire pour un mois. Finalement, le mariage sera invalidé mais cette initiative aura eu le mérite de soulever le débat, amenant les politiques à se positionner "Pour" ou "Contre".
Le projet socialiste adopté en juin 2006 par les militants s'engage à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples homosexuels en 2007. Même Ségolène Royal, longtemps réticente, se déclare prête à appliquer les engagements de son parti.
Le ministre de la jeunesse et des ports, Jean-François Lamour se déclare favorable au mariage gay. Mais c'est le premier membre du gouvernement à prendre une telle position. Côté UMP, la balance pencherait plutôt pour une opposition à ces mesures, si l'on en juge par le nombre de signataires de la majorité pour le "Manifeste pour le droit fondamental de l'enfant a être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère" lancé par le député Jean-Marc Nesmes. Tout au plus, le gouvernement s'accorde pour une "amélioration du PACS"...
Les termes du débat
Au-delà du cafouillage politique, des recours juridiques, le véritable enjeu de société n'est que rarement abordé. La publication de plusieurs sondages en France montrent que les avis sont partagés. Outre les a priori homophobes, les arguments des "contre" sont nombreux :
L'argument juridique : le mariage est dans son principe l'union d'un homme et d'une femme ;
L'argument religieux : le Pape a réaffirmé récemment sa condamnation du mariage homosexuel face aux projets du gouvernement socialiste espagnol ;
L'argument du faux débat : "Il ne s'agit pas d'une vraie demande des homosexuels"... Dès 1991, les associations homosexuelles demandaient pourtant "l'égalité sur les droits liés au mariage et au concubinage hétérosexuel" dans leur premier livre blanc ;
L'argument faussement rebelle : "Pourquoi les homos iraient-ils s'embêter avec une institution aussi ringarde ?"... Rarement issues des associations, ces déclarations confortent la vision de l'homo sexuellement hyperactif et éternellement anti-conformiste... bref d'une personne différente. Si le mariage est ringard, pourquoi ne pas laisser chaque couple homosexuel ou non en décider ? La véritable égalité ne passe-t-elle pas par le libre choix ?
L'argument de l'homoparentalité : derrière la légalisation du mariage se dessine un autre débat : celui de l'adoption d'enfants par des parents homosexuels. Un tel bouleversement de nos repères va au-delà de l'évolution des symboles.
texte pris
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